1840-1878 Présence autochtone dans la seconde partie du 19e siècle Les Autochtones continuent à marquer le quotidien de Québec et de ses environs à la fin du 19e siècle. Les Hurons-Wendat vivent principalement dans la localité de Wendake, connue à cette époque sous le nom de « Village huron », située tout juste au nord de Québec. Ces Autochtones pêchent et chassent dans les lacs et rivières environnants. Les Malécites et les Abénaquis, quant à eux, visitent de façon saisonnière la Pointe-de-Lévis, au sud de Québec. La présence autochtone dans la région se reflète dans de nombreuses toiles de l'époque, dont certaines du célèbre artiste huron-wendat Zacharie Vincent.

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.