1840-1857 Dans les environs de Québec Charlesbourg, Beauport, Sillery et Cap-Rouge: ces noms qui évoquent aujourd’hui des banlieues de Québec forment toujours, au 19e siècle, des communautés bien distinctes de cette ville. Ces endroits suivent encore une histoire certes liée, mais tout de même parallèle à celle de Québec, en conservant à cette époque leur propre cohésion villageoise. Alors que la ville se développe et s’industrialise au 19e siècle, ces communautés entourant Québec restent des milieux largement agricoles et francophones. Certains aristocrates anglophones y établissent cependant de petits domaines. Cet album vous offre une balade aux alentours de Québec à cette époque!

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.