1840-1889 Une ville à demi anglophone Aujourd’hui, près de la totalité de la population de Québec partage le français comme langue première. Difficile d’imaginer qu’autrefois, une grande partie de la ville était anglophone ! C’est pourtant le cas au milieu 19e siècle, à la faveur d’une forte immigration en provenance des îles britanniques, pour laquelle Québec est le point d’arrivée au Canada. La présence anglophone à Québec connaît son paroxysme vers 1870, alors que près de la moitié de la population est constituée d’anglophones, lesquels sont principalement d’origine irlandaise. Venez redécouvrir le passé anglophone de Québec !

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.