1840-1865 Quand les eaux se glacent Avant l’arrivée des brise-glaces au 20e siècle, le fleuve Saint-Laurent, cette immense étendue d’eau devant Québec, se glace chaque hiver. La ville est coupée du trafic maritime international pendant quelques mois. À l’échelle locale cependant, la population se débrouille pour poursuivre ses activités. Des gens traversent le fleuve, que ce soit en canot à travers des monticules de glace flottants ou carrément sur le pont de glace, selon les conditions. Partout autour de Québec, les rivières et les chutes gelées offrent un spectacle hors du commun. Ces magnifiques paysages hivernaux se révèlent à travers des œuvres du 19e siècle.

La période d’après-guerre est marquée par une prospérité croissante et de profonds changements sociaux dans tout le pays. Partout, les villes subissent de grandes transformations, avec la croissance des centres-villes en hauteur, la démocratisation de l’automobile et l’expansion des banlieues. La ville de Québec n’échappe pas à ces tendances.

Dans la province, cette période est connue sous le nom de Révolution tranquille. Elle est marquée par le déclin rapide de l’influence de l’Église catholique sur la société et la mise en place de vastes services publics universels. La ville de Québec, où une grande partie de la population est désormais composée de fonctionnaires, est d’autant plus touchée par ces changements sociaux et économiques. Parallèlement, des immigrants venus de partout dans le monde s’installent dans la ville, diversifiant ainsi sa population.