Présentation d’un chef nouvellement élu au Conseil de la tribu huronne

Présentation d’un chef nouvellement élu au Conseil de la tribu huronne

Lynch, H., d’après Henry Daniel Thielcke La communauté huronne-wendat de la Jeune-Lorette est ici illustrée lors de l’élection de Robert Symes à titre de chef honoraire. Robert Symes est un immigrant britannique, qui est devenu chef de la police de Québec entre 1838 et 1841. Lors de la cérémonie dépeinte dans cette œuvre, il est symboliquement adopté et élu à titre de chef honoraire par la communauté huronne-wendat. Il s’agit d’une cérémonie réservée aux dignitaires allochtones estimés par la communauté. Chronoscope Quels commentaires vous inspire cette Image? Mémoire en partage Document de domaine public (libre de droits) - Date: 1841 Musée national des beaux-arts du Québec

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.