1793-1840 Québec en grand: quelques œuvres panoramiques du début du 19e siècle À partir du début du 19e siècle se multiplient les œuvres réalistes montrant Québec se profiler dans de vastes paysages panoramiques. À travers ces œuvres transparaît le caractère pittoresque de la ville, qui, derrière ses airs tranquilles, s’érige déjà comme l’une des plus importantes portes d’entrée pour l’immigration britannique en Amérique du Nord. Cet album présente des œuvres panoramiques montrant Québec, entourée d’eau, de forêts ainsi que de montagnes. Pour bien des immigrants en Amérique du Nord, il s’agit du premier contact visuel avec une ville sur le continent. Venez voir ce qu’ils ont vu!

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.