Vue de la rue Sainte-Ursule, Québec

Vue de la rue Sainte-Ursule, Québec

Edmund Willoughby Sewell La rue Sainte-Ursule, au cœur de Québec, s’expose à l’observateur dans cette peinture de William Smith Sewell. Bien que plusieurs civils s’y promènent, l’œil est attiré par les nombreux militaires britanniques. En effet, ils surveillent les cinq portes contrôlant la circulation entre la ville et les faubourgs. Compte tenu de son importance stratégique au 19e siècle, Québec est constamment quadrillée par des militaires au milieu du 19e siècle. Chronoscope Quels détails identifiez-vous sur cette œuvre? Mémoire en partage Document de domaine public (libre de droits) - Date: 1842 Musée national des beaux-arts du Québec

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.