Plaines d’Abraham, Québec

Plaines d’Abraham, Québec

Robert Wallis d’après William Henry Bartlett Cette œuvre de 1840 représente des soldats britanniques se reposant sur les plaines d’Abraham, à Québec, près d’une colonne dédiée au général James Wolfe. Celui-ci est mort au combat lors de l’assaut de l’armée britannique à Québec en 1759, qui avait mis fin à la Nouvelle-France. La colonne, érigée à l’endroit où le général est décédé, demeure pendant longtemps un des lieux commémoratifs prisés par les anglophones de la ville. Chronoscope Quels éléments remarquez-vous dans cette image? Mémoire en partage Document de domaine public (libre de droits) - Date: 1840 Musée national des beaux-arts du Québec

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.