Rivière Saint-Charles vue d’au-dessus de la porte Saint-Jean, Québec

Rivière Saint-Charles vue d’au-dessus de la porte Saint-Jean, Québec

John Philip Bainbridge Sur cette aquarelle, le cours d’eau qui parcourt l’horizon est la rivière Saint-Charles. Le quartier qui borde cette rivière est une zone où vivent les travailleurs et artisans de la ville depuis ses débuts. Il s’agit de l’un des premiers quartiers ouvriers d’Amérique du Nord, qui a connu ses origines en 1693, à l’époque de la Nouvelle-France. On le voit ici, après plus de 140 ans de développement, sur cette aquarelle produite en 1836. Chronoscope Pouvez-vous identifier des bâtiments? Mémoire en partage Document de domaine public (libre de droits) - no d'acc 1983-47-85 - Date: 1840 Bibliothèque et Archives Canada

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.