1922-2010 Les grands magasins Les magasins à rayons de la rue Saint-Joseph, au centre-ville Québec, découlent directement de ce qui a été développé à Paris, puis aux États-Unis, dans les années 1850. Ce tout nouveau concept de grand magasin ouvre l’ère de la consommation à grande échelle en présentant une plus grande variété de produits manufacturés réunis en un seul endroit. Le phénomène s’accentue dans les années 1950 avec le développement des banlieues et des centres commerciaux. Trois des quatre magasins phares de la rue Saint-Joseph disparaissent au profit de ces grandes surfaces: Pollack, Paquet et le Syndicat. Seul J.-B.-Laliberté demeure ouvert jusqu’en 2020.

La période d’après-guerre est marquée par une prospérité croissante et de profonds changements sociaux dans tout le pays. Partout, les villes subissent de grandes transformations, avec la croissance des centres-villes en hauteur, la démocratisation de l’automobile et l’expansion des banlieues. La ville de Québec n’échappe pas à ces tendances.

Dans la province, cette période est connue sous le nom de Révolution tranquille. Elle est marquée par le déclin rapide de l’influence de l’Église catholique sur la société et la mise en place de vastes services publics universels. La ville de Québec, où une grande partie de la population est désormais composée de fonctionnaires, est d’autant plus touchée par ces changements sociaux et économiques. Parallèlement, des immigrants venus de partout dans le monde s’installent dans la ville, diversifiant ainsi sa population.