1958-2016 Le Grand Théâtre de Québec, héritage de la Révolution tranquille Le Grand Théâtre de Québec devait être prêt pour souligner le centenaire de la Confédération canadienne en 1967. Après diverses péripéties, il est inauguré le 16 janvier 1971, près de la Colline Parlementaire. L’objectif est de doter Québec d’un complexe de grande envergure pour faire rayonner sa scène culturelle. On y retrouve les salles de spectacle Octave-Crémazie (500 sièges) et Louis-Fréchette (1 800 sièges), ainsi que le Conservatoire de musique. Une phrase célèbre du poète Claude Péloquin orne la murale intérieure qui agrémente le Grand Théâtre. Au fil des ans, les scènes du Grand Théâtre accueillent de nombreux artistes et groupes.

L’année 1791 marque un tournant dans la grande histoire de l’Empire britannique d’Amérique du Nord et, parallèlement, dans la petite histoire de Québec. Cette année correspond l’entrée en vigueur de l’Acte constitutionnel, qui subdivise la grande colonie britannique nord-américaine en colonies distinctes, chacune ayant son Parlement. Le Bas-Canada entre alors en existence, avec Québec comme capitale parlementaire.

Pendant plusieurs décennies, la capitale du Bas-Canada développe son économie et de nombreux immigrants s’y établissent. Il s’agit notamment d’Irlandais, attirés par l’industrie de la coupe de bois et de la construction navale. La population de Québec passe d’environ 14 000 habitants en 1791 à environ 40 000 en 1840, dont près de 40% sont anglophones. Aussi, les Autochtones, désormais fortement minoritaires, continuent néanmoins de fréquenter la ville et sa région.