1960-1981 Le boom des centres commerciaux à Québec À partir de la fin des années 1950, suivant le développement rapide des banlieues à l’américaine et la généralisation de l’automobile, plusieurs centres d’achat voient le jour dans la région de Québec. Place Sainte-Foy est le premier en 1957, suivi par les Galeries de la Canardière en 1958, Place Laurier en 1961 (alors le plus grand centre commercial au Canada), Place Fleur-de-Lys en 1963 et les Galeries de la Capitale en 1981. Ils sont le symbole de l’entrée de Québec dans le monde de la consommation de masse nord-américaine. Avez-vous des souvenirs liés à l’un ou l’autre de ces centres d’achat?

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.