1806-1840 Le bâtiment comme symbole de pouvoir Comme toutes les capitales du monde, Québec est un lieu où les autorités religieuses et politiques tentent d’afficher leur pouvoir par l’instauration de bâtiments symbolisant leur puissance. Québec détient cependant une particularité qui la rend unique sur le plan architectural. Les influences françaises et britanniques s’y sont conjuguées au cours de son histoire pour former un ensemble de bâtiments sans pareil. Cet album présente quelques-uns de ces bâtiments, parfois d’influence française, parfois d’influence britannique, qui ont marqué l’histoire de la ville au début du 19e siècle. Venez les admirer à travers des œuvres de grands artistes de l’époque.

Depuis des temps immémoriaux, de multiples groupes autochtones fréquentent le site sur lequel se trouve aujourd’hui Québec. Vers l’an 1400, l’un de ces groupes, les Iroquoiens du Saint-Laurent, commence à développer sur ce site le village de Stadaconé. Lorsque le navigateur français Jacques Cartier se présente dans la région pour la première fois en 1535, Stadaconé compte entre 500 et 800 habitants.

Dès 1541, Cartier fonde dans son voisinage un premier établissement avec 400 colons, sur le site de Charlesbourg-Royal (aujourd’hui Cap-Rouge). Après un hiver désastreux, les Français, mal adaptés au climat local, retournent en Europe et délaissent les projets coloniaux au Canada pendant une soixantaine d’années.