1974-2012 Déclin et revitalisation du quartier Saint-Roch au centre-ville L’histoire du quartier Saint-Roch, au coeur de Québec, est à l’image du destin de bien des centres urbains nord-américains. À la fin des années 1960, l’artère commerciale qu’est le quartier Saint-Roch est progressivement désertée au profit des nouveaux centres commerciaux en banlieue. Afin de contrer le déclin du centre-ville, un Mail Saint-Roch à ciel ouvert est inauguré en 1968 sur la rue Saint-Joseph. Il est recouvert d’un toit sur plus d’un kilomètre en 1974. Préférant les commerces de banlieue, la population délaisse cependant l’endroit, qui devient désuet. Les années 1990 et 2000 sonnent le début d’un nouvel effort pour faire revitaliser ce centre-ville délaissé, avec des initiatives architecturales et sociales innovantes.

Depuis des temps immémoriaux, de multiples groupes autochtones fréquentent le site sur lequel se trouve aujourd’hui Québec. Vers l’an 1400, l’un de ces groupes, les Iroquoiens du Saint-Laurent, commence à développer sur ce site le village de Stadaconé. Lorsque le navigateur français Jacques Cartier se présente dans la région pour la première fois en 1535, Stadaconé compte entre 500 et 800 habitants.

Dès 1541, Cartier fonde dans son voisinage un premier établissement avec 400 colons, sur le site de Charlesbourg-Royal (aujourd’hui Cap-Rouge). Après un hiver désastreux, les Français, mal adaptés au climat local, retournent en Europe et délaissent les projets coloniaux au Canada pendant une soixantaine d’années.